Puisque je vous le dis

dimanche 23 juillet 2017

L'Histoire, ma bête noire

Combien ai-je vécu de pénibles heures d'intense ennui, de transcription automatique, dans un méchant cahier, de syllabes insipides parsemées de chiffres indifférents ! Que j'ai souffert de fastidieux remplissages au crayon de couleur de zones tout à fait neutres à mes yeux comme si apposer des pigments ici ou là devait servir ma mémoire ! Que m'importait ce qui m'a précédée sur la terre et ce catalogue sans couleur ni consistance de dates, d'événements, de mots savants prodigieusement opaques ?

Peut-être, en revanche, me suis-je sentie un brin concernée lorsqu'on m'a fait porter une jupe tricolore pour le bicentenaire de la Révolution. Ah ! Pour valoir une telle fête, j'ai bien dû croire que c'était quelque chose d'épatant.

Au reste, j'ai traversé les siècles avec une indifférence blasée jusqu'à la fin de mes années de classe.Seuls des films ou des romans parvenaient à donner un souffle de vie, une matérialité sensible à ce passé mort.

En vérité je vivais en idiote, au sens étymologique, je n'existais qu'en moi-même. Ce n'est que plus tard que s'est manifestée pour moi la notion que la société n'est pas seulement une juxtaposition d'individus, comme dans l'enclos de la salle de classe, mais une structure organisée et stratifiée, partant, que les contemporains n'existent tels qu'ils sont que par l'enchaînement des générations et l'orientation que l'ensemble a pris dans un rapport de forces continuel.

Et c'est ainsi que j'ai compris que des faits ponctuels, distants les uns des autres, qui semblaient survenir par accident prennent sens à la lumière de la politique. Car seule la politique, bannie sournoisement du vocabulaire pédagogique bien que le politique soit au cœur de l’Éducation Nationale, crée de la cohésion et de la cohérence entre des événements apparemment décousus.

Quel enseignement j'en tire ? Le pouvoir a trouvé plus commode à gouverner que des gens sans instruction : des gens qui se croient instruits sans savoir grand chose, car les premiers sont avides d'apprendre tandis que les seconds sont bourrelés d'autosatisfaction.

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mercredi 17 mai 2017

Misères de la vie

Lorsque le favori de vos pensées vous précipite dans un abîme d'indifférence, le coup est meurtrier et c'est à contrecœur que l'on en réchappe. C'est une agonie en pleine santé, une détresse nonpareille qui fait perdre le sens commun. Engourdie, insensible à ce qui vous entoure, vos sens altérés ne vous font sentir que votre peine, une poigne de fer qui vous serre le cœur, vous oppresse et vous convulse.

Dans les sanglots, vous vous écriez que le bonheur n'est qu'illusion, la vie, dénuée de valeur. Ce qui faisait son prix, en effet, a fait défection sans remède.

Chercher une raison d'attendre le lever du jour prochain et n'en trouver aucune, voilà le sort qui vous échoit. Seul l'air que vous inspirez, machinalement, vous fait savoir que vous n'êtes pas encore cadavre, car toutes vos forces vous ont quittée et vous ne vous sentez capable que de rouler à terre.

Vous gardez la mémoire de paradis perdus, un règne de félicité et de plénitude qui vous a condamnée à l'éternelle proscription et à cette pensée ne voyez ici-bas rien que vous pourriez regretter sinon ce qu'il n'est pas en votre pouvoir d'obtenir.

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mercredi 3 mai 2017

Repentance

Qui n'a pas en tête ce refrain lancinant en faux-bourdon qui se réfère aux « heures les plus sombres de notre histoire », ce ronflement insistant qui s'est insensiblement insinué tel un leitmotiv dans le glossaire prêt-à-porter de la société contemporaine, périphrase figée que l'on déploie avec une gravité funèbre comme une sentence morale pour suggérer l’infamie insoutenable de ce dont on ne doit pas prononcer le nom. Indignité et déshonneur soient sur les coupables.

L'abomination portée à son paroxysme, on le sait, s'incarne en la personne du Maréchal Pétain presque autant qu'en son associé majoritaire, le chancelier Hitler.

Leurs fantômes hideux, dilatés, planent plus que jamais au-dessus de nos têtes, enveloppant de leur ombre maudite les descendants spirituels ou supposés tels que l'Histoire leur a désignés.

Cependant, en entonnant le leitmotiv usé jusqu'à la corde de la collaboration au Mal absolu, c'est la nation entière que l'on entraîne dans l'anathème. La France restera irrémédiablement et éternellement coupable de la déportation, de la colonisation, d'une faute suprême dont le français ignore le sens : « la Shoah » ; le nom de France se trouve ainsi implacablement entaché de « crimes contre l'humanité ». Français, faites pénitence.

http://www.telerama.fr/monde/marine-le-pen-et-le-vel-d-hiv-le-refus-de-la-repentance-est-un-theme-cher-au-fn,156529.php

Les censeurs vigilants, les garants de l'ordre moral humaniste qui se trouvent être aussi aux commandes de l'Etat, s'appliquent sans relâche à redresser la pécheresse et doivent, disent-ils, l'éloigner sans cesse de son irrésistible tentation de recommencer. Vos maîtres ont sur vous une prise infaillible : votre mauvaise conscience. Ils vous ont convaincus que sans leurs harangues, leur guidance, leur patronage, votre abject penchant vous conduirait aussitôt à égorger sans scrupule la veuve et l'orphelin.

Et voilà que sans m'y préparer, j'ai été frappée d'une évidence foudroyante. Ce procédé de gouvernance des esprits et des volontés par la culpabilité, n'est pas inédit dans l'Histoire contemporaine. La première tragédie d'un certain Jean-Paul Sartre en témoigne.  « Je suis las. Voici quinze ans que je tiens en l'air à bout de bras le remords de tout un peuple ». Telles sont les paroles d'Egisthe à l'Acte II, scène III des Mouches. L'auteur s'en expliquera ainsi dans un entretien :

« Il faut expliquer la pièce par les circonstances du temps. De 1941 à 1943, bien des gens désiraient vivement que les Français se plongeassent dans le repentir. Les nazis en tout premier lieu y avaient un vif intérêt, et avec eux Pétain et sa presse. Il fallait alors convaincre les Français, nous convaincre nous-mêmes, que nous avions été des fous, que nous étions descendus au dernier degré, que le Front Populaire nous avait fait perdre la guerre, que nos élites avaient démissionné, etc... Quel était le but de cette campagne ? Certainement pas d'améliorer les Français, d'en faire d'autres hommes. Non, le but était de nous plonger dans un état de repentir, de honte, qui nous rendît incapables de soutenir une résistance. Nous devions nous satisfaire de notre repentir, voire y trouver du plaisir. C'était d'autant mieux pour les nazis.

En écrivant ma pièce, j'ai voulu, avec mes seuls moyens, bien faibles, contribuer à extirper quelque peu cette maladie du repentir, cette complaisance au repentir et à la honte. Il fallait alors redresser le peuple français, lui rendre courage. La pièce fut admirablement comprise par les gens qui s'étaient levés contre le gouvernement de Vichy, le regardaient comme un avilissement, par tous ceux qui, en France, voulaient s'insurger contre toute domination nazie. Les « Lettres Françaises », alors publiées dans la clandestinité, l'avaient proclamé. »

 

Jean-Paul Sartre à Berlin

Discussion autour des «Mouches»

in : Verger, I, Nr. 5, 1948, S. 109-123

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C'est bien de cela qu'il s'agit. Grâce à votre mauvaise conscience face au passé français que la voix des censeurs veut réduire à des actes odieux, ou à votre mauvaise conscience d'avoir de quoi manger tandis que d'autres ont faim, le pouvoir s'assure un contrôle très efficace sur ses sujets. Attention, celui que l'on tient par le remords, il est possible de lui infliger vexations, humiliations et brimades sans craindre de sa part un sursaut de résistance, car il croit avoir mérité son sort.

 

 

Français, jusqu'où êtes-vous près à vous soumettre à des despotes papelards qui vous assurent que leurs ordonnances d'autocrates sont nécessaires au maintien de la démocratie ? Ironie amère de la destinée, ces gens-là gouvernent les âmes par les méthodes mêmes de ceux qu'ils affirment combattre bien que ces derniers ne soient plus de ce monde depuis belle lurette. Preuve s'il en fallait encore que « la Gauche » a pris un mauvais tournant.

Brebis effarouchées, on vous menace de la guerre, mais la guerre est déjà là et ce sont vos pasteurs qui la mènent.

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dimanche 30 avril 2017

Education.0

 

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mercredi 29 mars 2017

La parité pour les nuls

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jeudi 23 mars 2017

Il m'arrive une chose étrange

Il m'arrive une chose étrange, une flamme aussi tragique que celle de Camille pour un Albain. Je suis tombée amoureuse de mon bourreau. Je ne dis pas d'un tortionnaire, je ne dis pas d'un monstre, car je n'aurais pas d'affection pour un adepte résolu de la cruauté ou je m'en déprendrais vite, mais d'un personnage fait d'une telle pâte que mon inclination pour lui blesse mes valeurs et compromet mon propre instinct de conservation.

C'est un homme qui vilipende et blâme le féminisme avec la dernière énergie, une rage viscérale dont la virulence m'atterre et s'accorde mal à la tendresse que je ressens pour cet implacable ennemi. Il est de ceux, je crois, qui prennent caution du nom de nature pour circonscrire les êtres selon leur sexe dans des limites étroites et hermétiquement cloisonnées. Il sait sans l'ombre d'un doute ce que doit être la femme, mais hélas je n'ai pas l'heur d'épouser les contours de ce moule comprimant. Par conséquent, bien que femme à part entière, je ne suis pas la femme.

Comme Phèdre devant qui Hippolyte se dérobe, je me consume d'un feu contre-nature et fatal. Et - quelle injustice ! - parce que je ne suis pas conforme à ce qu'on veut, on m'accuse de ne pas m'aimer comme un esprit chagrin disait à Olympe de Gouges que les femmes qui ont le respect d'elles mêmes se mêlent de leurs confitures et non des affaires publiques*. Rien n'est plus faux pourtant que de déclarer que je ne m'aime pas, car j'aime ce que je suis, c'est ce qu'on prétend qu'une femme doit être qui m'est étranger.

*
Le procureur de la Commune de Paris, Pierre-Gaspard Chaumette, applaudissant à l’exécution de plusieurs femmes et fustigeant leur mémoire, évoque cette « virago, la femme-homme, l’impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes, abandonna les soins de son ménage, voulut politiquer et commit des crimes [...] Tous ces êtres immoraux ont été anéantis sous le fer vengeur des lois. Et vousnote 11 voudriez les imiter ? Non ! Vous sentirez que vous ne serez vraiment intéressantes et dignes d’estime que lorsque vous serez ce que la nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes soient respectées, c’est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes. »

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Olympe_de_Gouges

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vendredi 10 février 2017

Naufrage sentimental

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dimanche 4 décembre 2016

Repartis pour deux tours

A nouveau nous serons aux urnes convoqués,

Français, pour un suffrage aux accès tous bloqués.

Nous faut-il d'un vampire avaliser le règne ?

Et consacrer encor un pouvoir qui nous saigne ?

Lorsque les vils pantins devant nous paraîtront,

Parés de grands discours dictés par leurs patrons

Qui de nous sera dupe ? Et qui donc pourra croire

Que de la France seule ils poursuivent la gloire ?

Ces ministres nourris aux dépens de l'Etat,

Qui l'ont dilapidé d'un bras traître et ingrat,

Loin de rougir, odieux, de leur forfait perfide

Viennent encor du peuple exiger le suicide

Et dans l'affreux chaos plonger la nation

Qui du monde s'est crue le grand diapason.

 

J'ai déjà parlé des élections et de leur piètre valeur à mes yeux, mais je n'avais pas saisi alors l'ampleur de la mascarade. Il résulte de l'Union Européenne que ce n'est plus en France que le destin de la France se joue. Il s'agit peut-être de la plus grande spoliation de notre histoire qui pourrait aboutir à la dislocation de notre pays.

Bien sûr je ne compte pas accorder ma voix aux guignols qui gesticulent devant un électorat de spectateurs, mais, s'il peut se présenter, à un candidat qui consacre depuis des années son temps et son énergie à informer le public des méfaits qui ont lieu dans les coulisses de la machine Europe.

 

C'est une injure à tous ceux et celles qui ont lutté au prix du sang pour devenir citoyens à part entière, mais aussi au souvenir de grands hommes de lettres et d'Etat, car il fut un temps où la République ne mettait pas que des comptables à sa tête. Ces poètes qui ont fréquenté des rois et qui, comblés d'honneurs et de prestige ont néanmoins pris la défense des indigents, de la canaille maudite, des damnés de la terre, comme aucun de leurs classes, en particulier Alphonse de Lamartine et Victor Hugo.

Quelle insulte font à la mémoire de ce dernier les fomentateurs de l'Union qui associent à leur tyrannique dessein un notable qui a enduré l'exil et les menaces au nom de la liberté des peuples ! Lequel de ces infâmes peut se comparer à l'homme des utopies qui déclarait : « qu'aux gouvernements désunis succèdent les peuples unis. Finissons-en avec les empires meurtriers. Muselons les fanatismes et les despotismes » ?

Allons, tout ce dont ces histrions sont capables, c'est jeter à tous les vents le nom de « démocratie » dans l'espoir de donner l'illusion de son existence...

 

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dimanche 24 avril 2016

Le voile, la barbe

Parce que les sujets qui fâchent sont souvent les meilleurs, je vais me risquer à parler des voiles dits islamiques étant donné que j'ai mon avis là-dessus, comme tout le monde. Il ne s'agira pas, bien évidemment, de se lancer dans l’exégèse du Coran dont je me soucie comme du Grand Turc, que j'ai essayé de lire pourtant, mais trouvé, en toute franchise, plus ennuyeux que l'annuaire. Je n'irai pas sur ce terrain, même si j'observe que le prétendu commandement de porter le voile n'est pas admis par tous les musulmans.

En quoi suis-je concernée ? Je ne le suis pas directement et ne compte jamais céder à cette mode vestimentaire, sans exclure pour autant de me protéger la tête avec mon écharpe quand le soleil tape dur, tant pis si cela prête à confusion.

Assurément, c'est à celles qui le portent de savoir si cela leur convient ou non. Aussi ridicule et laid que cela me paraisse, je n'ai pas l'intention de tenter de les en empêcher. De même pour les barbes hirsutes et les robes et les petits bonnets bizarres de certains bonshommes, bien que je les trouve repoussants.

Néanmoins, l'idée que les femmes devraient se couvrir plus que les hommes pour des raisons de « pudeur » me hérisse extraordinairement. C'est probablement parce que je suis féministe et peut-être un peu parce que je suis de la patrie de Molière :

Je pourrais vous voir nu du haut jusques en bas

Que toute votre peau ne me tenterait pas.

Cela dit, je ne suis pas bon enfant au point de prendre l'interdiction du voile à l'école pour une mesure d'émancipation féminine. Déjà parce que l'émancipation féminine n'est pas la grande préoccupation du législateur au quotidien, et surtout parce que ce n'est pas en étant exclue de cours que l'intéressée a des chances d'évoluer beaucoup, en admettant qu'elle y soit disposée. Pour cela, je rejoins Christine Delphy, sans prendre le même parti pour autant. La vérité est ailleurs.

On s'inquiète de cette exhibition de piété suspecte et épidémique, car si le motif était bien religieux, si la « pudeur » seule était en jeu, comment se fait-il qu'entre les mille et une manières de cacher sa peau et ses cheveux, les prudes choisissent précisément celle qui leur donne l'air de débarquer d'ailleurs, voire d'Arabie Saoudite dans les cas extrêmes ? Et à ce propos, c'est une drôle de notion de la pudeur que de tout faire pour se faire remarquer.

Trêve de balivernes, ce n'est pas davantage une tradition que de la pudeur, car une tradition ne se choisit pas ; elle s’hérite de mère en fille, de père en fils, sans poser de question. Ce n'est donc ici qu'un simulacre, un déguisement, tout comme si je prétendais perpétuer une tradition en portant la fraise en référence à Catherine de Médicis. Je ne poursuis pas une tradition en m'habillant différemment de ma mère.

En conclusion, quels que soient les motifs des femmes et des hommes pour s'habiller à l'islamique, par ces signaux, les gens concernés montrent aux Français qu'ils ne sont pas des leurs alors qu'ils choisissent de vivre en France. Et cela, je le dis comme je le sens, est particulièrement difficile à supporter pour l'esprit français.

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samedi 26 mars 2016

Au revoir, les enfants

Ce n'était rien. Quelques minutes au bloc et le tour était joué. Je n'aurai pas d'enfant par mégarde. Mes trompes sont hors d'état de nuire.

Je peux à présent m'abandonner sans crainte entre les bras d'un homme. Le seul regret à avoir est de ne pas avoir franchi le pas plus tôt, mais il est probable que l'on m'aurait alors déboutée sans autre forme de procès. J'ai donc atteint l'âge conventionnel où la conviction de toute une vie finit par être prise au sérieux.

La technique est fort simple, ce sont les soignants qui compliquent généralement l'affaire. Hélas, dans les profondeurs inaccessibles de son propre ventre, on ne peut proprement s'implanter soi-même ; à moins de se mutiler, on est fatalement tributaire de la bonne volonté du docteur un-e-tel-le, ce qui n'est pas du tout cuit. Je me souviens par exemple de cette gynécologue à l'accent roumain qui m'a refusé la pose d'un simple stérilet. Outre son arbitraire mépris de ma légitime demande, il me semble juste de qualifier son acte d'inconscience, car si un autre accident s'était produit, elle en aurait été, de fait sinon de droit, aussi responsable que moi. J'ignore le motif de sa défection, mais je garde en mémoire le souvenir d'affiches roses et mièvres jusqu'à la niaiserie qui ornaient son cabinet pour exalter la maternité, propagande qu'évidemment je déteste.

 

Ainsi, m'envoyer sur les roses ou à ses confrères comme elle l'a fait, c'était m'imposer un délai de six mois au moins pour obtenir un rendez-vous ailleurs, sans être plus sûre pour autant de l'accueil qui me serait réservé. J'estime que ce médecin a failli à son rôle.

Néanmoins, j'ai repris récemment mon courage à deux mains pour trouver à qui m'adresser en vue de résoudre définitivement la question, car à coup sûr, contrairement à d'autres actes médicaux, aucune publicité n'est faite à la stérilisation volontaire.

Après une recherche dans l'annuaire, lors de mes appels aux centres de planning familial on m'a renvoyée d'un service à un autre jusqu'à ce qu'enfin un nom de médecin surgisse providentiellement du combiné, celui d'un gynécologue exerçant en milieu hospitalier.

Un rendez-vous, un entretien ont rapidement pris place, où, malgré ses tentatives récurrentes de me proposer de préférence un stérilet, le Dr Cohen a finalement dûment pris en compte la volonté que j'ai exprimée d'être stérilisée définitivement. Ensuite, quatre mois de délai légal ne m'ont évidemment pas éloignée d'une certitude de vingt ans ; et aujourd'hui le problème est réglé. Merci Docteur !

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